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Entretien d’embauche : Démarquez-vous en adoptant l’écoute active

En entretien d’embauche, les candidats veulent tellement convaincre qu’ils en oublient d’écouter. Difficile alors de bien répondre aux attentes et questions du recruteur. C’est pour cela que l’écoute active s’adapte parfaitement à un entretien. Nous vous expliquons les secrets de cette technique.

Entre entendre et écouter, il y a un fossé ! Surtout en entretien d’embauche lorsqu’on pense à placer toutes ses expériences et compétences… À tel point qu’on en finit par ne plus suivre son interlocuteur. « Immanquablement, cela va se ressentir. Le recruteur va alors penser que le candidat ne l’écoute pas ou qu’il n’est pas intéressé ».

L’écoute active, c’est quoi au juste ?

Technique de communication reconnue, l’écoute active est avant tout une attitude à adopter : se concentrer à fond sur ce qui est dit pour en comprendre véritablement le sens. « C’est une écoute où je suis centré non pas sur moi, mais sur les propos du recruteur. Je vais écouter ce qu’il me dit et utiliser immédiatement ces informations à bon escient. Il peut s’agir de mots ou d’éléments non verbaux : gestes, intonations de la voix ou silences… Je ne vais pas suivre le fil de ma pensée, mais celui de l’autre. » Cette approche, centrée sur la personne, a été développée par le psychologue américain Carl Rogers au milieu du XXe siècle.

L’ecoute active pour mieux adapter son discours

Objectif principal de l’écoute active : mieux maîtriser la situation et limiter les freins à la communication. : Selon un sondage, ceux qui n’ont pas l’habitude de passer des entretiens vont d’emblée raconter leur vie de façon exhaustive en ne sachant pas ce qui va vraiment intéresser le recruteur. L’écoute active permet de mieux choisir les arguments, que ce soit les éléments de son parcours ou de sa personnalité, pour montrer que l’on correspond à la demande de l’entreprise.

Comment la mettre en pratique pendant l’entretien ?

Pour dissocier les faits réels de l’interprétation personnelle et éviter ainsi tout malentendu, l’écoute active s’appuie sur des outils comme le questionnement, la reformulation et la synthèse. « Le questionnement doit se faire par le biais de questions ouvertes pour faire avancer l’échange. La reformulation consistera ensuite à répéter ce qui a été dit par la personne en utilisant des phrases comme « vous voulez dire que », « si j’ai bien compris », tout en réutilisant les termes spécifiques employés par le recruteur ». Enfin, la synthèse servira à confirmer ce qui a été entendu, donnant ainsi l’impression à votre interlocuteur d’être écouté. « À ce stade, le candidat valorise alors le recruteur et marque des points ».

Une technique à travailler

« Puisque l’écoute active n’est pas naturelle pour l’homme, Il faut s’y entraîner, se rappeler à l’ordre soi-même en permanence lorsque l’on pense à autre chose ». Un seul mot d’ordre pour y arriver : la pratique, si possible dans des situations de communication professionnelle, par exemple lors de réunions ou de rendez-vous en clientèle. « D’autre part, l’écoute active suppose que l’on ait confiance en soi, suffisamment pour se dire que l’on n’oubliera pas l’essentiel. Si vous tremblez comme une feuille, ce n’est pas possible ».

 Faire ressortir les bonnes infos sur son parcours

Cette faculté à s’oublier pour porter toute l’attention sur l’autre vous servira également à vous démarquer. Car l’écoute active recèle un dernier avantage : faciliter la tâche des recruteurs. « Ces derniers en ont souvent marre d’entendre les candidats réciter leur discours et de devoir creuser pour obtenir ce qui les intéresse ». Ce recruteur va se dire « voilà quelqu’un de différent des autres, qui comprend ce qu’on lui demande ». Car il sera bien souvent lui-même dans cette posture pour essayer de mieux cerner votre personnalité, au-delà des éléments factuels de votre CV. »